23 mars 2008

Dégustation côté Jardins, le grand retour!

Retrouvailles avec les séances de dégustation côté Jardins, ça faisait un bail! Quelques nouveautés, juste après Vinisud qui devait orienter la sélection de la soirée, mais finalement peu de vins disponibles à remonter dans le Jura. Pas en bouteilles, pas prêts, pas étiquetés. Alors le thème de la soirée s'est trouvé légèrement modifié, avec des nouveautés de divers horizons, mais à l'aveugle comme à l'accoutumée.

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- Sylvaner Zellberg 2005, Patrick Meyer: celui-là, je l'avais goûté peu de temps auparavant mais, honte à moi, je ne l'ai pas reconnu! Nez fin, droit et net. En bouche, une pointe de gaz allège une matière enveloppée, minérale, qui possède une certaine droiture. La finale est légèrement arrondie par l'alcool, mais c'est un beau vin bien construit qui séduit l'assemblée.

- Savennières Les Genêts 2005, Damien Laureau: nez anisé et mentholé, apportant beaucoup de fraicheur à ce vin droit et tendu, à la finale ouverte. Encore une belle bouteille!

- Clairette du Domaine des dimanches 2007, Emile Hérédia: un vin proche du fruit, sur la pomme et la poire, croquant, frais et digeste. Une pure clairette du Sud et une belle réussite pour un premier millésime.

- Cinsault du Domaine des Dimanches 2007, Emile Hérédia: premier rouge de la soirée et une belle robe rubis, pas très soutenue. Au nez, c'est un régal de petits fruits, d'épices et de cerise. La bouche possède une pointe de végétal, qui apporte fraicheur et croquant. L'esprit "nature" est bien là, la buvabilité aussi.

- "La liberté n'est pas de faire ce que l'on veut mais de vouloir ce que l'on fait", Pierre Cros, Vin de Table: du nebbiollo en Minervois, pas banal! Ce vin ne l'est assurément pas. Très lactique mais fruité, il évoque irrésistiblement le yaourt aux fruits des bois, souligné par une petite note d'élevage. La bouche est tannique, emprunte d'une certaine rusticité, mais c'est un original loin d'être déplaisant.

- Clos Rougeard Les Poyeux 2004, Saumur-Champigny: nez déjà complexe sur les épices, le clou de girofle, la banane séchée. Puissant mais frais, avec des tanins croquants et une pointe d'amertume finale. Belle longueur. Superbe!

- Faugères Jadis 2004, Didier Barral: nez fumé, possédant beaucoup de fruit. Bouche large, ample, avec de la fraicheur, du croquant et du volume. Se goûte très très bien en ce moment, un vrai délice!

Voilà, c'est tout mais pour une reprise, c'est déjà pas mal. Beaucoup d'espoirs placés sur le tout nouveau domaine des dimanches d'Emile Hérédia, qui promet beaucoup. Et puis les stars confirment!

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Olif

12 juin 2007

Bourgogne Acte 1...aux Jardins!

Acte 1, parce qu'en principe il y en aura d'autres, vive la Bourgogne lorsqu'on la goûte aux jardins de Saint-Vincent! De vraies découvertes, des nouveaux vignerons, des confirmés également, mais une Bourgogne plutôt alternative qui réveille les sens et les papilles.

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"A la Saint-Donatien,

Ne recule devant rien!"

Ben non, on n'a pas reculé, direction le Mâconnais, pour une série de blancs plutôt réjouissants et inhabituels.!

Lever de rideau!

Dsc06043 Guy Blanchard, Blanc Charmant, Pétillant naturel
Est-ce que Guy Blanchard ment, comme semble nous dire le patronyme de son Pétillant naturel? Pas vraiment, ce Pet Nat est plutôt charmant, malgré un petit déficit de bulles. Rond, frais, fruité et désaltérant, ce 100% chardonnay millésimé 2006. Entrée en matière sympathique, on peut passer aux choses sérieuses!

Mâcon La Roche Vineuse VV 2005, Olivier MerlinDsc06044
Nez beurré et grillé, fin, sur des notes de fruits exotiques et d'ananas. La bouche est fraîche, avec de la rondeur. Plutôt facile et séducteur, la marque du millésime?

Dsc06046 Bourgogne Pinot Blanc 2002, Domaine Gouges
Nez encore légèrement boisé, mais bien fondu. Bouche nette, fruitée, avec un certain degré de gourmandise et une finale à peine tannique.

Saint-Véran 2004, La Bernaudière, Domaine CombierDsc06047

Nez un peu réduit, levurien, lacté, pas encore complètement en place. Bouche bien définie, minérale, alliant tension et gourmandise, sur une belle finale salivante. Un vin complexe qui devrait s'harmoniser avec le temps, d'autant que la démarche du vigneron est exigeante, à la recherche de l'alliance du fruit et du terroir par un élevage long de 24 mois, qui pourrait être poussé à 30 mois dans les années à venir.

Dsc06048 Viré-Clessé 2004, Alexandre Jouveaux
Nez caramélisé, sur l'écorce d'oranges, presque confit. Un très beau vin, riche et puissant, avec de la tension, de la matière et de la longueur. Costaud, mais possédant une relative fraîcheur bienvenue. J'aime beaucoup ce style de vin! Une petite vigne en négoce, bichonnée par son propriétaire et qui produit de très beaux raisins parfaitement bien utilisés.

Pouilly-Fuissé 2003 Philippe ValetteDsc06050
Nez aromatique et puissant. Bouche large en attaque, qui s'étire en longueur et en droiture par la suite. Minéral, mais un peu chaud en finale (la marque de 2003?), il persiste longtemps en bouche, témoignant de sa grande richesse.

Dsc06051 Mâcon village 2004, Alexandre Jouveaux
Une Vendange tardive qui se goûte sèche, avec un nez original, un peu réducteur de prime. une bouche, fine, délicate et fraiche, malgré une petite faiblesse en milieu de bouche, mais un vin qui possède une longue et belle finale.


Olif

22 avril 2007

La nouvelle vague jurassienne...aux Jardins!

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"A la Sainte Emma
Reste dans le Jura
"

Eh bien, on ne va pas se faire prier, d'autant que c'est l'occasion de revenir aux Jardins de Saint-Vincent et de retouver toute la clique des joyeux jurassiens fondus de vins. Très certainement alléchés par le menu jurassien au programme, chauvinisme local oblige, car il y avait foule pour cette session de reprise concoctée par un Saint-Vernier très en verve, malgré un brin de fatigue occasionnée par de petits travaux ménagers à son tout nouveau domicile personnel.

La nouvelle vague jurassienne, pour un peu, on se croirait sur la côte Ouest, à l'affût d'un premier spot d'anthologie. "Surfin' J.U.R.A.", entendrait-on presque chanter dans les rues d'Arbois, par une chaleur presque estivale.  Laissons-nous donc gagner par la moiteur ambiante!

Une soirée de rentrée, ça se fête, et on attaque d'emblée par une bulle festive. Dégustée à l'aveugle, comme il se doit, ainsi que tous les autres vins de cette très belle soirée.

Dsc05764 Crémant du Jura Délire des Lyres, Les Chais du vieux Bourg, Ludwig Bindernagel
Une cuvée 100% Pinot noir à lamousse dense et épaisse. Premier nez lacté, sur les fruits jaunes bien mûrs, évoluant sur des notes briochées. La boucheest riche et vineuse à la bulle marquée. Un Crémant destiné à la table, plutôt bien bâti. Un vrai vin d'architecte, même s'il s'est actuellement reconverti dans laDsc05766 viticulture.

Arbois Pupillin 2005, Le Rouge-Queue, Philippe Bornard
Le premier nez est plutôt réduit, levurien, presque praliné. La bouche est longue, puissante et riche, un peu dissociée. Un vin changeant, aux dires de ceux qui l'ont goûté dernièrement. Pas sous son jour le plus favorable ce soir-là, mais un vin qui possède une personnalité indéniable.


Dsc05767 Arbois 2005, Domaine de la Cybelline
Nez caramel au lait, façon bonbon Werther. Bouche large mais tendue, finale saline, voire salée, acidité désaltérante, fraîche, malgré une pointe d'amertume finale, due à sa grande richesse de constitution. Labours au cheval et élevage très "nature" pour ce  beau blanc jurassien, assemblage de Savagnin (2/3) et Chardonnay (1/3), en complantation dans la plaine, du côté de Molamboz.

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Arbois Savagnin Curoulet 2005, Rémi Treuvey
Nez riche et puissant, ouvert, sur la pomme granny passée au four. La bouche est large mais tendue, droite et fraîche, du fait d'une acidité remarquable. Longue finale qui remonte en puissance, sur des notes d'épices.

Dsc05771 Arbois 2004, Domaine de la Cybelline
La robe est plutôt claire, pelure d'oignon. Au nez, bataille de spécialistes: autolyse versus réduction? Plutôt autolyse, avec ces notes fugaces un peu animales, fumées, qui disparaissent à l'agitation assez rapidement pour laisser parler un fruité à l'aromatique rafraîchissante et croquante (agrumes, pomelos), du fait d'une très jolie acidité. La texture en bouche est d'un soyeux tactilement très agréable. Ploussard majoritaire, mais pas exclusif.Dsc05772

Arbois-Pupillin 2005, Ploussard La Chamade, Philippe Bornard
La robe est rubis. Le premeir nez, très racinaire et végétal, évoque la gentiane, suivie d'un léger cacao. La bouche est dure et austère, avec des tanins asséchants en finale. Un vin qui se goûte très mal ce soir-là, alors qu'il se présentait beaucoup mieux une quinzaine de jours auparavant. A revoir, car dans l'esprit, c'est plutôt bien pensé.

Dsc05774 Arbois Trousseau 2005, Corvées, Rémi Treuvey

La robe est rubis soutenu, assez colorée, brillante. Le nez est très fruité, sur la griotte, l'amande amère. En bouche, du gras et du volume, avec un brin d'austérité qui permet de garder de la tension, et toujours ce très beau fruit en  finale. De fort belles promesses qu'il faudra avoir la patience d'attendre un peu.


Zura 2004, Les Zinzins du VinDsc05775
Premier nez acétate et vernis à ongles, traduisant la présence de volatile. La bouche est acide et tendue, longue et puissante. Un peu bancal, zozotant, mais néanmoins séduisant, ce vin 100% nature a été élaboré à l'aide de raisins bien mûrs, pressés et mis dans un fût pendant deux ans sans ouillage. Puis soutiré, comme ça, parce qu'il le fallait.

Moût de raisins partiellement fermentés passerillés sur la paille 2005, Rémi Treuvey
Tiré du fût, encore en cours de fermentation, ce vin, qui ne deviendra jamais un véritable vin de paille, a enchanté nos palais par sa fraîcheur et ses arômes de pomme à cidre et de pâte de coing. Sa bouche tonique du fait de la présence d'encore un peu de gaz termine sur une sensation minérale de graphite, type mine de crayon. 50% chardonnay, 50% Ploussard pour un équilibre frais et aérien, gourmand en diable.

A la Sainte Emma, reste dans le Jura, mais n'omet pas d'avoir une pensée pour la petite Nina. En ouvrant un magnum de Larmandier-Bernier, par exemple! Santé, au bébé, à la maman et à son papa!

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Olif

 


 

20 décembre 2006

Vertiges de prestige aux Jardins!

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A la Sainte Odile, on met dans le mille! Et on sort les décorations de Noël aux Jardins de Saint-Vincent, pour la der de l'année. Une soirée en comité restreint volontaire, ce qui a nécessité une répetition générale quelques jours avant pour satisfaire le maximum de monde. Du beau monde, en compagnie du GJP* au grand complet, pour une soirée  "No spit", c'eût été dommage!

Et c'est parti pour le grand frisson, à l'aveugle, comme de bien entendu!

Jardins_pineau_daunis_007 Bollinger Grande Année 1997
A première vue, ça bulle! FInement et brièvement. Le nez est intense, riche, vineux, brioché, légèrement grillé, d'une grande élégance. Bouche pleine et chaleureuse, comportant paradoxalement  beaucoup de fraîcheur et juste ce qu'il faut de peps et de vivacité.  Finale minérale, saline (?) et légèrement acidulée. Equilibre superbe entre finesse, richesse et fraîcheur. Un beau et grand Champagne, c'est évident!

Bienvenue Batard Montrachet 1999, Domaine Ramonet
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Nez empyreumatique et grillé, frais, discrètement mentholé, celui d'un noble Chardonnay bourguignon de quelques années de bouteille. Fin et élégant, il développe un joli gras en attaque qui enveloppe et arrondit une minéralité affirmée. Longueur et raffinement qui perdurent dans une finale légèrement réglissée. Il ne manque qu'un homard!

Jardins_pineau_daunis_011 Arbois Chardonnay 1976, Camille Loye
Le premier nez ne trompe personne! ça embaume le coin! Un vin d'ici, quoi! Bouche ronde et complexe, où l'on retrouve, pêle-mêle, du cacao, de la praline, des épices, des fruits secs, des raisins macérés au marc. Une grande douceur, sans véritable sucrosité, puisque le vin est évidemment sec, une longueur phénoménale, un équilibre en bouche somptueux. Chapeau bas, Monsieur Camille!

Volnay Taillepieds 1969, Domaine de Montille
Nez évolué mais encore tonique, animal, kirsché, sous-bois. Marqué par une attaque acide etJardins_pineau_daunis_013 mordante, il s'assagit, s'arrondit, se cacaotise, se domestique à l'aération. Quel tonus et quelle fougue! Si de prime l'acidité dérange et agresse un peu, elle s'harmonise et se fond dans un baroud d'honneur final. Un 69 qui mérite d'être avalé respectueusement, d'autant qu'il semble arrivé au sommet de la côte.

Gewurtztraminer VT 1989, Victor Hertz

Aromatique très florale, pétale de rose,  mêlée d'un fruité exotique type litchi. Gew?  Bingo! Bouche légèrement sucrée en attaque, qui vire rapidement sèche pour terminer sur des notes d'amande amère, de benzène. Finale un peu pâteuse. Pas tout à fait  sur la même longueur d'onde que Mr Hertz, finalement! Mais le vin ne démérite pas complètement pour ses 17 ans!

Jardins_pineau_daunis_014 Inniskillin Vidal Icewine 2003
De la mangue comme si on venait d'en éplucher une! Et des fruits de la passion, très acidulés. Bouche à l'acidité superlative. C'est du vin fait avec du raisin, ça? Je pencherais presque pour un vin de fruits (pomme ou autre) dont le Seb a le secret. Très fruité, équilibre demi-sec balayé par une grande acidité, il s'agit bien là d'un vin spectaculaire qui force le respect malgré son instabilité.

Banyuls 1970, Domaine du Mas BlancJardins_pineau_daunis_016
Robe tuilée, orangée. Nez sur le café, l'orange confite, attaque arrondie par l'alcool puis le vin finit très long et très sec, avec un peu d'amertume façon zan, profonde, méditative. Ils sont où les Corona?

Merci, Monsieur Saint-Vernier, de nous avoir ainsi exhibé quelques-unes de vos reliques et d'avoir voulu rendre hommage, à travers certaines d'entre elles, à feu Monsieur André Jeunet. On reviendra quand vous voulez!

Olif

P.S.: Je ne voudrais dénoncer personne, mais pendant ce temps, certains se sont tapés la Reine, cet excellent Côtes du Jura 2004 d'Alain Labet, qui a servi à enviner les verres et les carafes, voire plus si affinités. La bouteille fut vidée avant la fin de l'office!


* GJP: Grand Jury Pontissalien, secte d’adorateurs de Bacchus, basée sur les hauts plateaux du Doubs et qui n'a de jury que le nom!

23 novembre 2006

Débouchage de Beaujolais, pas forcément nouveaux...mais aux Jardins!

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"A La Sainte Marguerite, ta soif sera guérite!" nous dit en substance Véro, qui calligraphie comme elle respire. Cette année, ça tombait bien, la Sainte Marge, c'était soir de Beaujol! Une habitude solidement ancrée, désormais, chez les apprentis jardiniers de Saint-Vincent. Donc, pas vraiment nouveau, comme rite. Le Beaujolais non plus, cette année. Que du avec de la bouteille! Sauf un pirate pour commencer et quelques corsaires pour terminer. Dans la joie et la bonne humeur! Et toujours à l'aveugle, évidemment!

Beaujolais nouveau 2006, G. Duboeuf
Nez d'abord griotte, puis banane quand même. Bouche plutôt ronde et vineuse, un peu brut de cuve. Pas très long, pas très bon, pas franchement mauvais non plus. J'ai senti un petit flottement dans l'assemblée: est-il bon, est-il pas bon? Qu'est-ce que c'est que cette bouteille qu'il nous a amené, l'Olif? J'en avais acheté deux, une pour piéger les jardiniers, l'autre pour boire à la maison avec Mme Olif. Même elle, elle n'a pas pu l'avaler! Suivante!

Moulin à Vent 2002, Christophe Pacalet
Beaujol_015Nez sur le noyau, la cerise à l'eau de vie, un peu cuit, animal. La bouche manque de nerf, un peu fluide et souple, la finale est cacaotée et balsamique. Pas désagréable, pour tout dire mais montre les limites de l'aptitude au vieillissement des crus du Beaujolais. A sa décharge, le millésime 2002 fut catastrophique dans cette région.

Côte de Brouilly 2005, Christophe Pacalet
Nez un peu balsamique, fruité, floral. Bouche assez tonique, concentrée, avec de la matière et de la fraîcheur par une finale acidulée et croquante.

Beaujol_017Morgon 2003, Marcel Lapierre, version non filtrée, légèrement sulfitée
Nez discret, floral, fruité (framboise?). Bouche ronde et harmonieuse, un peu chaleureuse, mais la matière a un très joli grain fin. Finale longuement persistante.

Morgon 2003, Marcel Lapierre, version sans soufreBeaujol_016
Premier nez fougueux et sauvage, animal, sur la fraise écrasée; avec du végétal pour le croquant. Une véritable gourmandise fruitée qui marque quelques points supplémentaires par rapport à son frangin. Ce n'est pas la première fois que Stéphane nous fait le coup du même vin dans deux versions, avec ou sans soufre, et on tombe toujours joyeusement dans le panneau. A (bonne) conservation identique, la palme au sans soufre, même si les deux sont très bons! Deux vins pas du tout jumeaux, en tout cas!

Beaujol_018 Brouilly 2004, Georges Descombes
Premier contact pour moi avec les vins du "Noune". Pas déçu! Nez réservé, mais sous-tendu par de la complexité, fruité et minéral, net, précis, sans bavures. Un vin droit en bouche, puissant et long, déjà séducteur mais qui mérite encore un peu de repos (dans une cave fraîche de préférence!). Une révélation!

Brouilly 2000, Christophe Pacalet
Nez déjà évolué, ouvert et épanoui, qui conserve encore du fruit, même enBeaujol_019 bouche. La finale est un peu alcooleuse, et les tanins assèchent un poil. Arrivé à maturité, il n'en est pas moins très plaisant, méritant d'être bu à grandes lampées!

Avec le mâchon, on a quand même goûté à deux Beaujolais tout beau tout nouveau, le Château Cambon de Marcel Lapierre et le Villages de Georges Descombes; ça gouleye bien, mieux que le Duboeuf. Puis un Bourgueil 1998 de La Chevalerie, sorti de la cuisse à Savagnin. Très beau vin, arrivé dans une phase épanouie. Le seul à ne pas être apparenté à du Beaujolais, nouveau ou ancien, en fait! Mais ne nous privons pas de le clamer haut et fort: vive le Beaujolais, quand il est bon comme ce soir!

Olif

 

04 novembre 2006

Plan B à la Saint Dimitri et aux Jardins!

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Tellement vivant, le millésime 2006 dans le Jura, qu'il ne s'est pas laissé attraper! Dimitri n'a pas eu droit à son Tutti Frutti mais l'ardoise signée Véro était tellement jolie que le jardinier de Saint-Vincent n'a pas eu le courage de l'effacer! On a donc troqué in extremis la bulle brut de cuve pour une autre bulle, plus travaillée et présentée en bouteille. Une bulle biodynamique, fraîchement capturée par un Saint-Vernier pétillant, tout juste de retour de Champagne. Une Champagne de vignerons, une Champagne de terroirs, une Champagne un peu alternative, avec des producteurs majoritairement situés dans l'Aube ou dans l'Aisne, de vrais vins de Champagne qui savent allumer l'oeil des apprentis jardiniers, venus en nombre faire sauter les bouchons.

Divers_037 Champagne Jacques Lassaigne, Les Vignes de Montgueux, Blanc de blancs
Joli nez, acidulé et frais. La bulle est fine, élégante et tonique, qui pétille en attaque, incisive et joyeuse. Belle mise en bouche que cette solera sur deux millésimes (2001 et 2002), à base de pur chardonnay planté sur sol crayeux, qui apporte fraîcheur et minéralité. Une réussite, signée Emmanuel Lassaigne.

Champagne Jacques Lassaigne, Les Vignes de Montgueux, Millésime 2000
La robe est légèrement dorée. La bulle, un peu plus grosse, peine à monter à la surface. Le nez est plus vineux, levurien, brioché, à peine boisé. L'attaque est vive et claquante, le milieu de bouche est dense et profond, la finale possède une petite pointe d'amertume. Visiblement destiné à la table, ce Champagne mérite un petit peu de temps pour s'harmoniser.

L'assemblée est partagée concernant ces deux Champagnes Lassaigne, certains préférant la fraîcheur de la cuvée non millésimée, d'autres appréciant la densité et la vinosité du millésime 2000. Un domaine à suivre de près, en tout cas, qui fait honneur aux producteurs de l'Aube. Le Champagne de l'Aube, on peut boire jusqu'au bout de la nuit!

Divers_038 Françoise Bedel Brut, Blanc de noirs
Bulle rare et précieuse, bien ronde, un peu grosse. Nez vineux, riche, bouche large mais tonique, puissante et ample, longue. Un beau Champagne de table, masculin, mais élaboré par une femme de conviction, en biodynamie depuis 1998. Un domaine situé à Crouttes sur Marne, charmant village de l'Aisne. Le Champagne de l'Aisne, on peut en boire tout l'hiver!

Vouette et Sorbée 2002, Fidèle, Extra-brut
Mousse crémeuse au service. Robe dorée aux reflets lilacés. Nez riche et puissant, empyreumatique,Divers_039 légèrement miellé, avec une petite note oxydative de pomme blette. Bouche relativement droite, en léger décalage avec le nez parce qu'on l'attendrait plus large. 100% barrique, dont un peu de neuf 100% Pinot noir, non dosé. Elevage de 8 mois. L'école d'Anselme Selosse et une cuvée déjà collector, introuvable et spéculative! Le néo-vigneron, qui a repris le domaine familial, s'appelle Bertrand Gautherot. Il est domicilé à Buxières sur Arces, dans l'Aube ,et cultive du Pinot Noir sur une bande de calcaire du kimmeridgien, comme à Chablis. Du rouge sur une terre à blancs, une bonne école, et un Champagne plutôt marquant! Le Champagne de l'Aube...

Divers_042 Larmandier-Bernier rosé
Un rosé de saignée en Champagne, c'est plutôt rare! Tout en raisins 1er cru et non dosé! Extra-brut! La robe est couleur groseille. le nez est d'abord fermé, s'ouvrant à l'aération et affirmant son caractère vineux dans la finale. La bulle soutient discrètement l'ensemble, permettant à l'aromatique de rester bien fraîche.



ça mousse aux Jardins!
Vidéo envoyée par olif

Exquise, Jacques Selosse
Nez sur la pomme verte ,très fruit, bulle foisonnante, un peu de sucre. Voilà un équilibre sec-demi sec qui privilégie la fraîcheur par son côté aérien. De la dentelle, un vrai petit bonheur!

Le Champagne de la Marne, on peut en boire jusqu'à l'aube avec un petit tricot en laine, finalement!

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Olif

24 septembre 2006

Quoi de neuf aux Jardins, Docteur?

Septembre, le mois de l'automne et de la rentrée! Les écoliers ne sont pas les seuls à reprendre le collier. Il y  aussi les jardiniers, ceux de Saint-Vincent, et aussi les vignerons, parce que le raisin n'attendra pas. Tout cela sous l'oeil bienveillant de Saint-Vernier, le grand patron de tout ce petit monde. La dernière oeuvre d'art estivale de Véro trône toujours au mur, trop difficile à balayer d'un coup d'éponge.

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"A la Saint-Alban, tu sors les pieds devant, à la Saint Matthieu, t'en prends plein les yeux!"

Allez! petite interro de rentrée, à l'aveugle, évidemment, pour voir si tout le monde a bien suivi l'année dernière!

Arbois-Pupillin Le rouge queue 2005, Philippe Bornard

Première bouteille de la soirée, et premier piège, puisqu'il s'agit d'un nouveau venu dans la sphère viticultrice arboisienne.Jardins_012
Robe légèrement dorée, premier nez un peu réduit, s'ouvrant bien à l'aération, avec des notes d'agrumes, de pomme blette. Grande acidité porteuse et finale sur l'écale de noix fraîche, ce qui lui confère une pointe d'amertume. Un vin pas encore tout à fait en place, ce qui est bien normal vu son jeune âge: de l'alcool, de la puissance, de l'acidité, de la complexité, mais sans véritable liant pour l'instant. Ce sera intéressant de le suivre dans le temps, d'autant qu'il s'agit là du premier millésime de Philippe Bornard, ex-coopérateur de la Fruitière de Pupillin. Donc pas un vin de vigneron débutant! On appréciera également le design de l'étiquette, et la jolie robe orangée de ce "beau renard", une oeuvre signée Véro.

Jardins_013Arbois 2005, Domaine de La Cybelline
Le nez est très pur, retenu, un peu beurré, lactique et empyreumatique. La bouche est d'une grande droiture, avec une acidité tranchante. Il s'étiole un peu vite en bouche, affichant un léger déficit de longueur, mais la mise est ultra-récente (10 jours) et l'étiquetage encore sommaire. On le reverra avec plaisir dans quelque temps, surtout que l'attaque est très jolie.

Jardins_014Savennières Les Genêts 2003, Damien Laureau
Nez net, droit, d'abord minéral, puis évoquant les fleurs blanches, l'acacia, le miel. Bouche ronde et gourmande, harmonieuse, pulpeuse, avec du gras et des notes miellées rémanentes en finale, sous-tendues par une franche minéralité. Un superbe équilibre dans la puissance. C'est un 2003, c'est un Savennières, et c'est très beau! Déjà goûté sur place en début d'année, je l'avais également bien noté. Ouf!

Savennières Le Bel ouvrage 2003, Damien Laureau
Nez complexe, avec des notes de fruits blancs et jaunes, de fleurs blanches, de caramel au lait, et minéral également. Bouche élégante et fine, sur les fruits jaunes, harmonieuse, d'une grande douceur au palais, développant un beau volume et une longueur impressionnante. Un très très beau vin, un bel ouvrage, forcément! Encore un 2003 et encore un Savennières. On croît rêver!

Roussette de Savoie Marestel 1995, Dupasquier
Même pas peur de passer derrière les deux Savennières, la Roussette! Nez superbe, d'une grande distinction, sur l'ananas, l'écorce de citron confit, le cédrat, avec une toute petite note type hydrocarbure, apportant une sensation de grande minéralité. Droit, long, magnifique! Noël avant l'heure, aux Jardins! Pas un seul n'a supputé qu'une aussi belle bouteille puisse venir de Savoie. Même le Savoyard de service! Hein, Gilles?

On enchaîne par les rouges:

Arbois 2005, Domaine de la Cybelline
Robe rubis soutenu. Premier nez un peu réduit, animal, épicé. Friand et fringant, ce vin possède pour l'instant une finale légèrement asséchante. 10 jours de mise, laissons lui un peu de temps! 3/4 Poulsard, 1/4 Trousseau, récoltés du côté de Molamboz.

Collioure 2005 La Pasquole, Bruno Duchêne
Robe grenat, à peine trouble. Nez tout fruit, bouche sphérique d'une grande gourmandise, avec ce qu'il faut de végétal pour faire croquer le fruit. Les tanins ressortent un peu en finale, mais le vin possède du volume, de l'alcool et de l'acidité (dont peut-être un peu de volatile). Tous ces constituants devraient s'harmoniser dans le temps.

Cerdon 2005, Alain Renardat-Fache
Et une petite bulle festive pour terminer! Fine et gaie, digeste et rafraîchissante, sur de jolis arômes de pamplemousse et de grenadine. Un vin de plaisir simple et franc, qu'on devrait boire plus souvent. Tout juste 7° d'alcool, ce n'est pas pêché!

Jolie sélection de rentrée, qui nous a mis en appétit pour le mâchon qui va suivre. Pendant que l'on dresse la table, le Professeur Alex, ex-vigneron du futur, a officiellement déclaré ouvert le Ban des vendanges dans le Jura. Réfractomètre à l'appui! Que le vin d'Arbois 2006 coule à flots!


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Vidéo envoyée par olif

Olif

17 août 2006

Les vins de l’été aux Jardins

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Dernière session de la saison aux Jardins de Saint-Vincent, sortirons-nous les pieds devant à la Saint Alban? Sacrément en retard pour le compte-rendu, parce qu’actuellement, vivent les vins d‘hiver, la soif estivale n’ayant duré que le temps d’un caniculaire mois de juillet

A souligner que le tableau est, comme à l’habitude et jusqu‘à nouvel ordre, enluminé par la gracieuse Véronique, dont le graphisme égale sans problème celui des frères copistes bénédictins, mais son physique est largement plus avenant!

A la Saint Alban, ouvrons le ban! A l’aveugle, évidemment!

Sylvaner VV 2005, André Ostertag
La robe est très pâle. En bouche, fraîcheur et simplicité, qui plaisent aux amateurs de chewing-gum. Un rien amylique, donc, mais très digeste, avec une pointe d’amertume finale.

Roussette de Savoie 2005, Gilles Berlioz
Malgré une température de service légèrement trop chaude (la bouteille a quasiment fait le trajet Savoie-Jura dans la journée), le nez est un peu fermé. La bouche est par contre bien balancée, avec de la minéralité et de la richesse, une certaine droiture et une acidité salivante en finale. Un très beau vin d’un rapport Q/P imbattable!

Coteaux du Vendômois blanc 2005, Domaine de Montrieux
Nez racinaire, sur la gentiane, le radis noir. Bouche un peu bancale, avec du résiduel, mais gourmande. Pour tout dire, un peu « space », mais pas inintéressant. Certains apprécient!

Côtes de Provence Rosé Les Fenouils 2005, Domaine de Jale
Robe légèrement irisée, très pâle, originale pour un rosé. On croirait un blanc! Nez soufré, amylique, bouche acidulée. Manque de netteté aromatique et de séduction actuellement. A revoir!

Rosé de Syrah 2005, Aurélien Chatagnier

Robe groseille, brillante. Premier nez à peine réduit, puis explosion de fruits, avec un peu d’épices. Bouche arrondie et acidulée, un peu bonbon anglais. Sympa, mais termine un peu chaud!

Coteaux du Vendômois rosé 2005, Pineau d’Aunis, Domaine de Montrieux

Robe très pâle, lilacée. De la réduction initiale, du gaz, du sucre (un peu!), des épices en finale, la filiation avec le blanc dégusté précédemment est évidente! Tout cela me paraît pour l’instant dissocié, et j’ai du mal à être convaincu, alors que j’aimerais l’être!

Coteaux du Vendômois rouge 2005, Pineau d’Aunis, Domaine de Montrieux

Nez expressif, végétal, sur le céleri, le poivre, la racine de gentiane. La bouche est droite, avec des tanins un peu amers en finale. Du croquant, mais une palette aromatique un peu déroutante…

K5, L’oustal blanc 2005, Vin de Table

Nez fruité, cassis. Bouche charnue, tannique, avec des petits tanins un peu serrés mais un début de patine. Un vin carré, assez puissant et monolithique, à boire sur son fruit. 100% carignan, produit en Minervois.

Muscat de Beaumes de Venise 2004, Domaine de la Pigeade
Robe jaune, mirabelle. Nez muscaté, donnant l’impression de croquer dans du raisin. Bouche gourmande, pleine de fruits. Finale avec une pointe d’amertume et d’alcool. Malgré cela, bel équilibre, tout en finesse et en délicatesse.

Chardonnay mousseux 1998, Jean-Louis Denois
Pas très bien goûté ce soir-là! Nez levurien sur les fruits blancs, bulle grossière, longueur moyenne! Personne de ceux qui le découvraient à l’aveugle n’a eu envie de le prendre pour un Champagne! Une déception!

Boisson rouge, Domaine de Montrieux

100% Gamay en Pet Nat! C’est rouge, ça bulle, c’est festif, naturel, vif et pétillant! On retrouve la petite note poivrée de céleri déjà présente sur les autres vins du domaine. Mais cette Boisson rouge, c’est un vrai bonheur à avaler! Pas de doute, Emile Hérédia et le domaine de Montrieux méritent qu’on leur laisse une autre chance pour convaincre, les vins ne se goûtaient pas très bien ce jour-là!

Fin de la session, on passe au casse-croûte et à un petit bonus des plus palpitants: une dégustationDivers_011 de Comté d’âges et de provenances différents. Pas pris de notes, mais l’exercice est passionnant. Analyse des différents terroirs (de plaine, de montagne), appréciation des saveurs, de la texture, éducation du goût! Manquait juste un petit verre de Château Chalon!

La prochaine saison va bientôt recommencer, il va s’agir de ne pas louper la rentrée!

Olif

19 mai 2006

Le 18 mai, déguste ce qui te plaît, aux Jardins!

Divers_014

Et le 19 mai, tu tapes ton compte-rendu, ce qui t’évitera d’amonceler du retard!

A la Saint Eric
Pas de panique
N’aies pas peur de la trique
Prends du Viagra générique
Si tu vas faire du trek
En altitude bolivique.

Cette intro un peu tirée par les cheveux en hommage au valeureux trekkeur GJPesque, Le Seb, grand absent de la soirée, car fraîchement parti en Bolivie, à 6000 mètres, avec un groupe de joyeux sportifs de la gent exclusivement masculine, dopés au Viagra pour mieux supporter l’altitude. M’est avis que y’en a qui vont avoir du mal à s’asseoir en rentrant!

Pendant que, dans la plaine arboisienne, côté Jardins, certains dégustaient ce qui leur faisait envie, ou presque, puisque tout ceci se passait à l’aveugle, évidemment!

Touraine 2003, Cuvée du Centenaire, Fié gris, Domaine Paul Buisse

Le fié gris, un genre de sauvignon rose dont la couleur s’apparente à celle des éléphants, afin de ne pas le confondre avec les fraises des bois. Premier nez boisé, lactique, vanillé. Bouche fruitée, simple, mais agréable. Un vin léger et plaisant, qui n’a pas la structure pour supporter tout ce bois, mais il s’agissait là de faire une cuvée d’exception pour le centenaire de la maison. Intéressant mais inabouti!

Nature 2004, Domaine Julien Meyer

Evident que j’allais essayer de la placer, celle-là! Nez sur les fruits jaunes, mirabelle entre autres, incitant à porter le verre à ses lèvres. Onctueux en bouche, mais revendiquant sa simplicité, franc, gourmand, même si à le humer, certains en attendraient plus. Pour 5 €, on est quand même largement servi!

Côtes du Jura La Bardette 2002, Domaine Labet

Nez minéral argileux, frais et mûr. Structure minérale acérée, sur le fil, évoquant un vin jurassien sur argile, avec sa finale acidulée. Un bébé Bardette qui promet drôlement, à encaver pour les générations futures!

Le Verre des Poètes 2004, Domaine de Montrieux, Vin de Table

Robe très colorée. Nez végétal à mort, qui évoque, selon les références, le chou, le poivron, la patate. L’aération lui fait gagner du fruit, des épices, des notes fumées. Bouche simple, mais bien structurée, finale croquante et fraîche. 100% Pineau d’Aunis, une sacrée découverte! Mais pas un vin facile, car déroutant, par son nez surtout. Un domaine qui mérite en tout cas d’être suivi de près!

Tam Tam 2005, Côtes du Roussillon Villages , Domaine du Bout du monde
50% Syrah, 30% Carignan, 20% Grenache. Le premier millésime d’Edouard Laffitte, installé à LansacDivers_012 (66), dans les mêmes locaux que Loïc Roure, du Domaine du Possible. Premier nez réduit, foxé, sauvage. Le fruit revient bien à l’aération. La bouche est fraîche et fruitée, les tanins croquants, gorgés de soleil. Un vin somme toute plaisant, une fois franchi l’écueil du nez.

Hop’la 2005, Côtes du Roussillon Villages, Domaine du Bout du monde

Robe rubis éclatante ,belle pureté de fruit. Attaque souple, vin presque trop sage, finale chaude et un peu alcooleuse, avec sensation de surcroît finale. Un vin plus consensuel, qui devrait plaire. 70% Carignan 15% Syrah, 15% Grenache.

Avec le temps… 2005, Côtes du Roussillon Villages , Domaine du Bout du monde
100% Carignan. Premier nez tout cacao, avec du fruit (groseille) et de la volatile. Fraîcheur en attaque, tanins croquants, on retrouve l’acidité volatile en finale avec des notes balsamiques persistantes dans la rétro. Le plus convaincant pour moi des 3 vins du domaine goûtés ce soir-là, et un bout du monde dans lequel il devrait faire bon se perdre assez rapidement!

Syrah Bon Cap 2003, South Africa

Robe grenat, fruit très mûr, avec un petit côté végétal évoluant rapidement dans le verre. Epicé, fumé, grillé, boisé, mais avec une certaine élégance. Un vin qui ne trompe cependant pas son (nouveau) monde, avec une finale un brin trop chaude.

Château de Léoville-Las cases 1987
Robe légèrement tuilée, homogène. Nez ouvert, épanoui, de grande classe, rappelant le bois noble, le poivron bien mûr, le Havane, le champignon d’automne, évoquant ostensiblement la rive gauche de la Gironde. Bouche toute en dentelle et pourtant très longue. Un vin racé, de petit millésime, pas encore mort!
Une exception bordelaise, région largement sous-représentée dans les dégustations des Jardins, mais qui a néanmoins beaucoup séduit par son élégance et son classicisme.

Olif

18 mai 2006

Les Côtes du Rhône du Septentrion, côté Jardins!

Petitjo_001

Comme le temps passe! La précédente session des Jardins de Saint-Vincent remonte à maintenant un mois et je n’en ai toujours pas fait le compte-rendu! Et comme ça recommence ce soir, pas question de cumuler du retard!

A la Sainte Odette
N’oubliez pas de payer vos dettes
Si vous buvez une petite rincette!
On est heureux Nationale sept!

Le Rhône septentrional, là où la syrah est roi, où le viognier est reine (à moins que ce ne soit l’inverse), là où la marsanne et la roussanne ne sont ni roi, ni reine, mais où il y en a quand même.

On commence par quelques blancs, pour la mise en bouche. A l’aveugle, évidemment!

Vin de Pays des Collines Rhodaniennes 2004, Domaine Chèze
Robe claire, nez fruité, légèrement lacté. Un peu court, mais sympa, malgré une pointe d’alcool en finale. 100% Marsanne.

Condrieu Coteau de Chéry 2004, André Perret
Robe claire, aromatique fraîche et fruitée qui oriente d’emblée vers le viognier: pêche, abricot. Puissant et gras, il possède néanmoins une belle fraîcheur et de la minéralité en fin de bouche, ce qui lui permet d’éviter l’écueil de la lourdeur.

P’tit Jo 2004, Domaine de la Roche Buissière
Incursion éclair plus au Sud, histoire de faire connaissance avec le P’tit Jo, un pur grenache de cuve vinifié très « nature ». Robe grenat clair, légèrement trouble. Une pointe de gaz pour la fraîcheur et accentuer la buvabilité. Vraiment sympa et désaltérant!

Saint-Joseph 2004, Aurélien ChatagnierPetitjo_004
Robe sombre, très beau nez, épice et réglisse, très élégant. Bouche puissante, large, mais fraîche, malgré une finale légèrement tannique.

Saint-Joseph 2004, André Perret

Une syrah tout en finesse, à la bouche d’une grande droiture. Matière riche, grande longueur, équilibre septentrional frôlant la perfection! Bravo André!

Côte Rotie 2002, Jamet

Nez torréfié, puis floral, un peu végétal, épicé. Grain serré, tanins un peu rugueux, acidité fraîche qui revient en finale, avec une petite touche métallique. Un vin très plaisant, qui mérite d’être encore attendu.

Cornas 2002, Thierry Allemand

Nez ouvert, floral (pivoine), fruité, épicé. Fraîcheur, finesse et élégance, un vin qui a séduit l’assemblée par son caractère frais, net, précis et sans bavure. On en redemande!

A noter, dans l’assistance, la présence d’un tout jeune retraité, qui ne nous régalera plus de ses divines charcuteries, mais qui s’est fait un plaisir à manger celles des autres! Petite séquence nostalgie, donc, lors du traditionnel mâchon final, dédié à Maître Jean-Claude, qui nous a sustentés depuis toutes ces années!

Olif

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