04 novembre 2007

4 à 7 ou le Languedoc en moins de 2

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Sète, la Venise du Languedoc. Une supplique qui vous trotte dans la tête. L’ombre du grand Georges plane, inspire, inévitablement. Tandis que monte des canaux du port une odeur âcre, mélange d’embruns, de guano et de poisson mort, reconnaissable à l’aveugle entre mille et pas totalement désagréable ni étrangère à l’amateur de vins nature. Comme une odeur de brett au pied du Mont Saint-Clair. Amicalement vôtre ! Et puis la Corniche, complètement remaniée, aménagée, civilisée, livrée aux promoteurs. Esthétique,Buapprouve4 moderne et clean, mais pas sûr que j’aime y passer l’éternité ! Surtout qu’à cette saison, les baigneuses y sont plutôt rares. Petite pluie sur le port le soir de l’arrivée. Refuge possible au Bistrot du Port, mais à peine trop tôt, il faudra récidiver le surlendemain. Une ancienne Reine des Mers reconvertie en bistrot, la meilleure adresse du port, d'après le serveur, ce que confirment les habitués pris à parti. Parti pris peut-être, mais ambiance plutôt conviviale, où l’on peut aisément échanger avec son voisin de table. D'abord quelques mots, puis un fond de bouteille du Mas de l’Ecriture, Emotion occitane 2004 garantie ! Carignan, grenache, cinsault, syrah, quatre cépages pour séduire et émouvoir. Et aussi Les Heures Blanches du Mas des Armes, un vin qui ne donne pas envie de les rendre, les armes, même tout au bout de la nuit. Pas le vin idéal sur les fruits de mer, mais un idéal de vin. Et les fruits de mer sont bons. La sole du voisin également, un breton à qui on ne la fait pas question poisson!

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Quatre à prendre la route de l’arrière-pays héraultais. Burp ! Arrivés à Béziers, une furieuse envie, à l’instar de celle de Francis Blanche : celle de s’arrêter chez  Catusse, le célèbre caviste. Pas cette fois, car nous avons d’abord rendez-vous avec l’Histoire et les Cathares. Parfaitement ! Minerve, qui a donné son nom à tout un pays. Si ça continue, il faudra que ça Cesse ! A l’heure du déjeuner, les Troubadours affichent complet, Chantovent est trop "gastro" pour les enfants qui ne rêvaient que de frites ! Escale alors dans la deuxième pire adresse de ma vie, intéressante néanmoins par son caractère anthropologique et sociologique. Le temps s’y est arrêté dans les années 50, voire un peu plus, mais tout est d’époque, des murs à la vaisselle en passant par la salière et le pot de moutarde. Peut-être pas le steak, enfin j'espère, mais cela a eu le don de minerver un tant soit peu ! Il arrive que les plus beaux villages de France aient des dessous peu reluisants !

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Vin à l’Espace-vins de Saint-Chinian, où il y a de l’espace, où il y a du vin et où il y a du Saint-Chinian. Le paradis ! L’excellence du Languedoc en quelques travées : Clos du Gravillas, Canet-Valette, le Loup-Blanc, la Féline de Borie de Maurel, et le carton est déjà plein ! Il ne reste plus qu’à y goûter.

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Trois à remplir des sacs de fringues place de la Comédie, à Montpellier, et une seule Carte Bleue, celle du quatrième larron. Un bar à vins, Chez Boris, pour se consoler de s'être trop dépensé et d’avoir trop dépensé. Adresse sympathique qui réconcilie avec le repas du midi, en référence à celui de la veille. Ce n’était pas trop difficile. Le tartare de bœuf victime de son succès auprès des habitués, un Parmentier de confit de canard nous tendait les bras et fit grandement l’affaire, en compagnie d’un verre de Pic-Saint-Loup, gouleyant mais pas inoubliable. D'ailleurs j'en ai oublié le nom. Service agréable, ambiance bistrot plutôt plaisante. On peut reprendre la route. Merci Boris!

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Mon Hérault in, le Languedoc en moins de 2 à Halloween! Le coffre est plein. De sable, d'air marin, de fringues, de vin. Back home. Via le Pont du Gard, va savoir pourquoi!

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Olif

22 août 2007

Cartes postales de Travers

Travers, petite bourgade helvétique, dans le canton de Neuchâtel, à l'entrée du Val du même nom, est célèbre pour être le berceau de la production d'Absinthe, en concurrence avec Pontarlier, sur le versant français de la montagne jurassienne. Travers, en passe de devenir un haut lieu viticole (750 mètres d'altitude, quand même, c'est un début!) grâce au rêve d'un oenologue autochtone passionné. Un pari fou? Pas tant que cela! Une affaire à suivre, plutôt, et ce sera l'objet d'un prochain billet. En attendant, quelques cartes postales de Travers (un brin facile, mais je ne peux pas m'en empêcher!):

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L'église (et les vignes) de Travers

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Une rue de Travers

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La gare de Travers

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La Poste de Travers

Toutes les photos de travers sont à mettre sur le compte d'Olif, envoyé spécial tout droit dans le Val de Travers

28 mars 2007

De l'eau et du vin!

A la recherche d'un peu de douceur après avoir grillé mes dernières cartouches hivernales, je n'ai pas tardé à prendre la direction de la plaine pour abandonner la neige, en direction de l'eau et du vin.

De l'eau, qui coule à flots, depuis le fond  de la reculée de Baume les Messieurs, un site jurassien et clunisien remarquable que je n'avais pas encore écumé, je me demande bien pourquoi! L'endroit rêvé pour les cascadeurs, surtout quand le réseau karstique déborde de la fonte des neiges printanières du Haut. La Seille et le Dard se rencontrent dans un tumulte humide réjouissant!

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Du vin, à l'état plus qu'embryonnaire, mais la vigne frémit déjà de ses premiers émois printaniers, taillée de frais, à l'ombre du Puits Saint-Pierre, sous l'abbatiale de Château Chalon, ou sur les flancs de la vieille forteresse d'Arlay.

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De l'eau encore, à Montigny les Arsures, potable mais à consommer avec modération, cela va de soi.

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Et puis du vin, enfin, chez Michel Gahier, un fort gouleyant Arbois Trousseau 2005, sur le fruit et les épices, gourmand à souhait, non sulfité, bien plus ouvert que la cuvée parcellaire des Grands Vergers, un peu dure à ce stade et qu'il faut attendre impérativement. Sans oublier une toujours époustouflante Fauquette 2002, un Chardonnay oxydatif profond, fin et élégant, long comme un jour sans vin.

 

De l'eau, pour finir, à Salins les Bains, où les pompiers étaient encore en train d'arroser le Casino qui avait pris feu la veille. Sale temps pour les curistes, qui devront se rabattre sur la FDJ pour assouvir leur soif de jeu.

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Quitte à choisir, entre l'eau et le vin...

Olif

11 mars 2007

Syndrome de manque

Comme un ultime pied de nez à des vacanciers sur le retour, dépités par une semaine jurassienne morne, pluvieuse et verte, le massif s'est servi une petite rasade de blanc vendredi soir. Histoire de se montrer sous son meilleur jour, blanc et ensoleillé le samedi, pour saluer le départ de ceux qui avaient persévéré. Oh! pas de quoi déclencher le plan blanc, mais combiné à la baisse des températures et au retour du ciel bleu, ça vous donne un petit air d'hiver à retardement.

Certains zotoctones (néologisme emprunté à la grammarienne avant-gardiste qu'est Miss Loulou) en véritable état de manque n'ont pas hésité à chausser leur plus vieille paire de skis pour se donner l'illusion de la sensation.

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Bol d'air également bienvenu pour ma pomme, mais à pinces, au grand dam de ma coiffeuse, le cheveu balayé par une bise frisquette le long de la crête du Larmont, puis shampouiné dans les bois par les déjections sylvestres des sapins n'ayant pas encore complètement déchargé.

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Le soir, fondue enchaînée, obligé! Comme aux sports d'hiver! Avec une petite rasade de blanc, un Arbois 2000 cuvée des docteurs de ce bon Bacchus, un Chardonnay parfaitement à point qui s'en laisse facilement Comté.

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Olif

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23 décembre 2006

A l'assaut d'Alésia (3): la chasse aux mégalithes

Retour à l'Alesia Mandubiorum, la vraie, la jurassienne, cela faisait longtemps! La colline oùAlesia soufflait l'esprit, si l'on en croit Danielle Porte, auteur de l'ouvrage de référence qui guide régulièrement mes pas du côté de La Chaux des Crotenay. L'esprit soufflait fort sur la citadelle jurassienne, en cette belle après-midi de décembre. Un esprit glacé, venu du Nord, s'insinuant par les trous de nez et les oreilles, une bise noire anticyclonique qui a nettoyé le ciel et préparé le sol à recevoir la véritable première neige que l'on espère prochaine. Celle qui blanchit les pâturages pour plusieurs mois et permet la pratique des sports de glisse, nordiques ou alpins. De cheval! Non, pardon! Des Vosges!

Depuis cet été, j'avais une revanche à prendre sur les mégalithes, qui s'étaient dérobés à ma vue dans le bois derrière Cornu. L'occasion était trop belle de retourner sur le plateau de La Chaux. En écoutant à fond dans la voiture The Washing Machine Cie, du Blues and Roll fromager du Frasnois, pays des lacs et des cascades, à une encâblure d'Alesia. Une voix qui réchauffe les oreilles, celle d'Amandine, et un harmonica monté sur ressorts, que vous ne pourrez apprécier à sa juste valeur si vous avez coupé le son de votre PC.


Ayant effectué quelques repérages en douce et au préalable, je savais où garer ma voiture pour sortir de l'antique Cité par la grande porte, en longer les murs cyclopéens avant de pénétrer au coeur de la Basilique de la cote 801, véritable coeur cultuel  de la métropole celtique. Non sans avoir salué comme il se doit la Déesse Alésia, gardienne et protectrice de la Cité, qui symbolise le passage.

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Alesia_001_1Après avoir descendu le chemin des Ânes, en tout bien tout honneur, et longé le superbe mur cyclopéen et ci-dessus, on arrive à proximité du hameau de Cornu. A Mi-Chemin, une petite soif! Un Carignan majoritaire de la Liquière, commercialisé en vin de table, gourmand, croquant, déssoiffant! Un beau vin de copains à tout petit prix. Dans mes rêves, bien sûr, car Il n'y en avait pas dans la gourde!

En pénétrant dans l'enceinte de ce que les spécialistes de la question ont nommé "Basilique", du fait de son emplacement central et de sa richesse en sites cultuels et sacrificiels, on ne peut que s'extasier devant la beauté de ces pierres séculaires que l'on pourrait croire taillées par Obélix. Un menhir-sanglier, voilà qui aurait pu l'inspirer! A défaut d'avoir pu le manger!

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De retour à la maison, comme si je n'en avais pas encore eu assez, j'ai cru vouloir ouvrir une Imgp2416_1 bouteille de Fitou 2000 du Domaine Bertrand-Bergé. Les Mégalithes, qu'elle s'appelle, en principe c'est très bon et cela aurait conclu avec brio cette petite virée celtique et proto-historique. Totalement bouchonnés, qu'ils étaient, mes Mégalithes! Du coup, j'en profite pour glisser encore une image de menhir-boule, histoire de ne pas trop les avoir.


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Olif


P.S.: joyeux Noël sans neige à tous et à toutes!

02 novembre 2006

Frissons tropéziens à Halloween

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Tropez Mablavous était un homme bon. D'une gentillesse hors du commun. Toujours prêt à se plier en 4 pour poster votre courrier ou se couper en 2 pour laisser son tour chez le boucher. D'une politesse rare, il faisait mille courbettes lorsqu'on lui accordait quelque faveur. Il portait bien son nom, il fallait l'avouer. Est-ce cela qui lui a valu les honneurs de la canonisation? Ou alors l'abus de rosé de Provence des vignerons de la Presqu'île? Nul ne saurait le dire, ma tête à couper, comme nul ne sait pour quelle raison cette adorable cité varoise, connue pour sa débauche de stupre et de lucre depuis les années 50-60, a hérité de son saint patronage. La maréchaussée a veillé un temps, grâce au vénérable adjudant-chef Cruchot, de funes(te) mémoire pour les cinéphiles, mais l'heure de la retraite a pour lui depuis longtemps déjà sonné.

Fin octobre, à Saint Tropez, c'est la fin de saison! Saint Trop', c'est trop? Grande braderie de la collection hiver, qui attire le chaland pour un dernier sursaut presqu'insulaire. Plus de 120 000 personnes attendues pendant le week-end au bord du golfe, l'horreur fourmillante avant Halloween! 120 000 badauds, + 4, débarqués par hasard, en quête de quiétude azuréenne de Toussaint. A peineSainttrop_017 le temps de faire trempette des pieds au cimetière marin que la fièvre acheteuse contamine la gent féminine olifienne et que les étals succombent sous leurs coups de boutoirs répétés! Deux ou trois choses, même pas en solde (on ne se refait pas), même pas buvables, sont venues finir de remplir le coffre du Break VW familial.

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Place des Lices, une veille de Toussaint. Les boules! Pas un seul joueur de pétanque! Eddy, reviens!

Sainttrop_051Direction les plages, alors, Tahiti par exemple, essuyer un coup de gros temps pour un bain frissonnant d'Halloween, aux allures océanes. Quelques vaguelettes bien senties bourrées d'iode pour montagnard égaré. La veille, c'était grand bleu et mer d'huile à Pampelonne, une eau pas suffisamment fraîche pour décourager le plagiste de fin de saison. Heureusement, j'avais oublié mon maillot! Même si je dois avouer que l'on m'a un peu aidé! Il m'a néanmoins fallu du courage pour résister à me baigner dans le plus simple appareil. L'esprit de Cruchot m'habitait. Dommage que la phrase soit à l'imparfait!

Question glou, le budget ayant fondu dans des doudounes et des chaussures, pas d'extravagances! Juste quelque bouteille basique en accompagnement de quelque miam, dans quelques lieux qui méritent mention. Pas de sorties nocturnes du côté de Port-Grimaud, Sainte-Maxime ou Fréjus, les places de parking étant tellement chères, quoique gratuites pour certaines, qu'une fois la VW déposée, sur les coups de 17 heures, plus question d'y toucher avant le lendemain midi! L'occasion de tester les adresses dans un périmètre restreint autour de l'hôtel. Tout en se pliant aux exigences pré-adolescentes des juniors.

Chez Al Gusto, cuisine italienne, pâtes fraîches fraîches, dos de loup cuit à la peau et Château Minuty Cuvée de l'Oratoire 2005, un blanc simple et fruité, frais et droit. Chez Régis, sushis et cuisine thaï, sauf que le mardi d'Halloween, gros souci, y'a plus de sushis, pour cause de fermeture annuelle le soir même. Il reste tout juste une bouteille de Bandol rosé 2005 du Domaine des Salettes pour accompagner l'émincé de boeuf thaï. une cuisine pourtant assez juste et goûteuse, qui mérite qu'on lui accorde une deuxième chance, en dehors des veilles de fermeture. Sinon, le Bandol, correct, finement épicé et acidulé, pas de quoi se mettre à genoux, mais j'étais bien assis, de toute façon.
Et puis un troisième repas, sur le port, face aux yachts, pour faire plaisir aux enfants, dans un endroit dont je tairai l'adresse, par pudeur et magnanimité. On ne relèvera de ce naufrage qu'un Côtes de Provence 2005 du Château de Selle, Domaines Ott, un rosé coeur de grain au prix largement surfait, mais dont la finesse de grain est tout de même bien séduisante. Mme Olif, qui ne regarde pas les prix sur la carte (de toute façon, c'est moi qui choisis!), ne s'est pas laissée duper et a plébiscité cette bouteille.Sainttrop_054

Un petit tour par Ramatuelle, un bref hommage à Fanfan la Tulipe, et c'est le retour. Furtif coup d'oeil autoroutier à la montagne Sainte-Victoire, si bien peinte par Cézanne et dépeinte par Anaïk, du Confit c'est pas gras. Voilà déjà les Alpes, puis le Jura, et enfin le Haut-Doubs. 834 mètres de dénivelé positif à l'altimètre entre Saint-Trop' et Pontarlier, 24° C de dénivelé négatif au thermomètre. On a bien fait de rapporter des doudounes de la grande braderie tropézienne!


Olif


19 septembre 2006

A l'assaut d'Alésia (2): une pincée de Celte!

Un temps appréciable s'étant réinstallé sur le massif du Jura, pas de temps à perdre, pour profiter deCharlotte cette après-midi de repos. Repas frugal et en dessert, pour la route, de la Charlotte! Aérienne, pulpeuse, divine, reçue 5:5/5. Une voix gracile, tendue, sur le fil, une musique et des arrangements particulièrement harmonieux, mélodiques et élégants! Le grand Serge doit en frétiller d'aise! Jane aussi, il y a quand même comme une petite filiation dans la voix! Et un piano digne d'Alladin Sane dans Everything I cannot see! Que du bonheur, sans aucune concession à la facilité!

Direction: Alesia! Pour prendre une nouvelle fois d'assaut les Gyts de Syam! Carte IGN n° 3326ET à l'appui, afin de ne pas se perdre dans le Bois derrière Cornu!

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La grande force de la théorie alésienne jurassienne d' André Berthier, c'est que, si la description précise du site incombe bien à Jules César lors de la Guerre des Gaules, l'Alésia Mandubiorum existait bien avant lui, évoquée antérieurement par Diodore de Sicile comme la "métropole religieuse de toute la Celtique", et dont la construction est attribuée à Hercule lui-même, bien avant qu'il ne joue par désoeuvrement les faire-valoir de Pif le chien! D'où l'existence inévitable de murs de type cyclopéen, visibles d'un seul oeil, et surtout de monuments religieux et cultuels qui corroboreraient l'importance de la cité! Et qu'est-ce qu'on trouve, à Cornu et dans le Bois derrière Cornu, sur le plateau de La Chaux des Crotenay, en direction des Gyts de Syam, hein?  Si vous voulez du culte, vous allez être servis! Des menhirs, des mégalithes, des tombeaux, des tumulus, des lieux sacrificiels, des monuments, des sanctuaires! Tout cela étudié dans les moindres détails par des spécialistes! Enfin, vous auriez pu être servis! Parce que je me suis légèrement fourvoyé dans mon itinéraire, pourtant savamment étudié. Malgré l'aide du précieux livre de Danielle Porte: Alésia, Citadelle jurassienne, paru aux Editions Cabédita, les Celtes, je ne les ai pas vraiment rencontrés. Tout au plus leur réincarnation saisonnière, au nom déformé par un fort accent jurassien: juste une poignée de "celpes", cueillis derrière l'étang des Perchettes. Où je suis arrivé après m'être fourvoyé dans l'ascension occidendale des Gîts de Syam, m'obligeant de nouveau à jouer les chamois téméraires malgré mon âge et maAlesia_bis_010 condition respectables. J'ai quand même réussi à grimper sur le toit de la Grande Cheminée, une grotte à ciel ouvert déjà visitée à l'âge du Bronze. Puis, après Alesia_bis_021_1 quelques kilomètres à contresens par erreur, j'ai finalement retrouvé ma voiture en bordure de Saine au terme d'une marche de 3 heures,  revigorante mais éprouvante.

De retour à la maison, pour avoir couru après tous ces mégalithes, j'ai bu des méga-litres! DuAlesia_bis_027 Perrier, d'abord, à la bulle qui dégomme, et puis, pour terminer la soif, un Mâcon Chaintré 2002 de L'Ancestra, désaltérant, frais, admirablement constitué. En accompagnement de ces jeunes "celpes"sacrés, ramassés sur "la colline où soufflait l'esprit", juste poêlés "nature" à l'huile d'olive. Ah! Si! j'oubliais! Avec une pincée de selte!

Olif

13 septembre 2006

En long, en large et en Val de Travers

Amis Poètes, amies Poëta-Raisse, bonsoir!

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Délaissant pour un temps les cascades extatiques jurassiennes, j'ai profité de cette fin d'été pour519146 pivoter à l'Est (au son de Celyane, un excellent groupe de pop rock couleur locale, à faire découvrir et ne pas écouter en suisse), et filer tout droit dans le Val de Travers. Et comme je suis quelqu'un d'entier, je n'ai pas fait les choses à mo'tié, même si j'ai presque un peu honte sur ce coup-là! L'accent simili suisse n'excuse pas tout!

Bienvenue à Môtiers, donc, Val de Travers, Schtroumpfédération Helvétique. Le Pays des petites fées vertes, de la retraite de Jean-Jacques Rousseau, de l'Absinthe, des gorges de l'Areuse et de celles de Poëta-Raisse.

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Suivons donc la Fée verte pour une balade pittoresque le long du sentier, incluant un fort dénivelé. Une petite bonne femme que je ne réussirai pas à apercevoir, pas plus que ses cousins les Schtroumpfs, qui semblent disposer dans les gorges de fort jolies résidences secondaires et de villages de vacances cossus. Pas vu la queue d'un, ni le chapeau de l'autre, d'ailleurs! Il faut dire que l'heure de la rentrée a déjà sonné depuis quelques jours!

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Les HLM de lutins bleus n'étant pas vraiment comestibles, pas grand chose à se mettre sous la dent du côté des amygdales, si ce n'est quelque reliquat de pieds de Schtroumpfs, Lépista nuda pour les intimes. Mais je n'étais pas venu spécialement pour la cueillette des champignons non plus! Alors...!

Raclons vite le fond de la gorge, non pas au pas de course, la roche étant par endroits glissante, mais laissons nous griser par la magie de ce lieu, le bruissement de ses chutes... et le grondement du tonnerre dans le lointain.

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Et comme dans ce blog, tout finit par des canons, faisons donc sauter au retour, sans faire lePoetaraisse_002 mariole, le bouchon de cette Mariole, un fort sympathique vin de Pays d'Oc du domaine du Grand Lauze, millésime 2004. Dominante carignan, complété par syrah, grenache et marselan, ça glisse tout seul au fond de la gorge. Pas une grande complexité, mais un vin-plaisir d'une agréable souplesse. Au catalogue des vins étonnants, même si cette cuvée ne recèle aucune véritable surprise.

Olif

25 août 2006

Le fil de lin

Une histoire d'eau dans un blog sur le vin, voilà qui va faire jaser! J'entends aller bon train les commentaires, comme disait Brassens, mais qu'importe! J'assume! Tout comme j'assume cet intitulé (légèrement modifié) dont je ne suis pas l'unique dépositaire, le jeu de mots était facile. Ce sera néanmoins le fil blanc de cette Chronique estivale 2006, qui m’a souvent conduit cette année dans ce Jura Monts et rivières, la nouvelle dénomination touristique pour l'entité administrative de la Haute vallée de l'Ain, qui englobe les cantons de Nozeroy, Champagnole et Les Planches en Montagne. Un Jura fait de rochers, de sapins, de rivières et de sites historiques en quête de reconnaissance et de réhabilitation. L’Ain, 190 km de long, prend sa source à Conte, sur le plateau de Nozeroy. D’emblée, son parcours est tumultueux, constitué de cascades, de remous, de gorges, s‘autorisant par moment une pause dans la verdure. Petite descente de rivière, en Pentax istDL, baskets de randonnée et VW 4 Motion, de la source de l’Ain à la plaine de Syam, en plusieurs épisodes rétablis suivant le fil de l‘eau.


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Au commencement était la Source, résurgence de toutes les eaux karstiques collectées sur le plateau de Nozeroy. Une eau tellement verte qu’elle pourrait sentir l’Absinthe si elle était bénie des Fées!


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L’Ain, peu après sa source, et déjà quelques rapides!

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Le Saut des Maillys, une véritable chute du NiagarAin!

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Avis de recherche: on a perdu l’Ain, à proximité de Bourg de Sirod!

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Les Pertes de l’Ain, à Bourg de Sirod

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On a retrouvé l’Ain, à la sortie de Bourg de Sirod, là où il s‘engage dans la plaine des 3000 pas de Jules César, en direction de l‘Alesia Mandubiorum.

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L’Ain à Syam.

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L’Ain aux Forges de Syam

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L’Ain…ou l’autre! En l’occurrence, la Saine, à l’extrémité distale de la plaine de Syam. L'Ain a préféré bifurquer auparavant en direction de Champagnole!

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La Lemme, juste en amont de son confluent avec la Saine, au pied des Gyts de Syam.

Le fil de l’Ain s’est donc pour l’instant interrompu à Syam en ce qui me concerne. 3000 pas plus tard, je me suis retrouvé face à l’Oppidum d’Alesia, mais c’est une autre histoire! La rivière Ain poursuit donc sans moi son chemin jurassien cahotique, qui la verra passer par Champagnole et Pont de Poitte, avant qu'elle ne déverse ses eaux dans la retenue artificielle de Vouglans. Le département Ain  est prêt à la recevoir et lui emprunter son nom. Son parcours la conduira dans le Bugey, au pays du Cerdon. Voilà qui méritera peut-être une exploration plus poussée un de ces jours! Histoire de mettre un peu de vin dans mon eau!

Olif

20 août 2006

La Fée verte, l'Edelweiss et le Contrebandier

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Terroirs sans frontière! Et pourtant, celle-ci est matérialisée sur le terrain par un petit muret enMarch_francosuisse_012 pierres sèches, que l’on démonte soigneusement à certains endroits, pour mieux le remonter March_francosuisse_013_1 plus tard, et que l’on enjambe grâce à un petit pont de bois à d’autres. Cette édition 2006 du Marché franco-suisse annuel au lieu-dit La Grand’ Borne, entre Les Fourgs (25) et Sainte-Croix (VD) a réussi à éviter partiellement la pluie, contrairement à l'habitude, même si les températures ne sont pas des plus clémentes pour une mi-août. L’occasion d’un échange transfrontalier des plus enrichissants. Ici, le double affichage des prix (€ versus CHF) est pratiqué, les deux monnaies étant acceptées d’un côté comme de l’autre. Quel plaisir, secret et jubilatoire, de payer un artisan compatriote hexagonal en Francs suisses! Même pas vrai, en plus, je ne l'ai pas fait!

Après un passage obligé à l’étal du fromager de L’Auberson, y faire provision de Contrebandier, un fromage collector élaboré à cette occasion avec du laitMarch_francosuisse_007 mi-français, mi-suisse, auquel on rajoute une lichette d’Absinthe (celui que l'on est en train de fabriquer sur la photo sera vendu l'an prochain!), cette année fut pour moi l'année verte! L’heure, plus exactement! Avec la découverte de différents produits locaux, dont certains ne sont pas commercialisables sur le marché français, pour cause de composition et d’étiquetage non conformes à la législation actuelle. Ah! Le bonheur de contourner la douane et de passer, de manière légalement illégale, une ou deux bouteilles de spiritueux à base de plantes médicinales! Des plantes qui soignent presque tous les maux, y compris les règles douloureuses! Jeunes filles, vous savez ce qu’il vous reste à faire! Aller tout droit dans le Val de Travers y faire des provisions! A consommer avec modération, pas plus d’une fois par mois toutefois!

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Pour calmer ma dysménorrhée à moi, j’ai donc goûté à La Valote, anisée et poivrée, et puis à l’Absinth’love, une absinthe à 69°, forcément, la grande sœur de La Ptite, très sèche, avec une jolie amertume finale (dégustée sans sucre, avec un peu d’eau), très digeste! Une Absinthe bénie des fées, puisque celle de la Ciergerie des Fées  veille sur elle! De véritables objets d’art créés avec passion par Dorette Leuba dans son atelier de Fleurier (NE) et brassant bon nombre de thèmes, divers et variés, de la Fée Verte au Seigneur des Anneaux. Tellement belles, ces bougies, qu’on prendra soin de ne pas les allumer, surtout la grosse noire, là, dans le fond, elle pourrait vous être utile, Mesdames! Non, non, pas de photo, ne cherchez pas!
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Et puis un nouveau produit qui devrait devenir emblématique de l’Helvétie (qui n’est pas un pays plat, Obélix! Farpaitement!): une liqueur à base d’edelweiss! Une edelweiss de culture, évidemment, plantée en Valais, qu’il n’est pas besoin d’aller cueillir au plus haut de la montagne. Edel’eis est son nom, c'est le fruit de la collaboration entre un chimiste et un spécialiste en spiritueux. Une liqueur plutôt sympa en bouche, douce, miellée et épicée!

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La Fée Verte du Val de Travers et l'Edel'Eis du Valais, une rencontre bien sympathique lors de ce traditionnel Marché Franco-Suisse. Ne cherchez pas le Contrebandier, il n'est pas sur la photo!

Olif, blogueur sans frontières

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