12 mai 2008

Plus d'un tour dans son Agassac!

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Château d'Agassac, Ludon-Médoc. Encore une propriété placée sous le signe du renouveau! Plus de 10 années qu'une nouvelle équipe dirigeante a été mise en place par le propriétaire actuel, Groupama, avec pour objectif de redresser la barre et de promouvoir le domaine et ses vins. Un véritable conte de fées, en fait. Il était une fois un fort joli château du Médoc qui tombait en ruines. On raconte qu'une belle princesse endormie vivait à l'intérieur, n'attendant que son Prince Charmant pour ouvrir un oeil. Ce qui fut fait en 1997 avec l'arrivée du dynamique Jean-Luc Zell, qui a sorti plusieurs axes de travail de son Agassac à malices. Le premier, évidemment, ce fut la remise en état du vignoble et des chais, afin d'avoir à disposition un vin de qualité, conforme à son rang, raison d'être de la propriété. Ensuite, place à la restauration du Château, à l'architecture superbe, pour en faire un lieu de séminaires et de conférences mis à disposition des entreprises qui le souhaitent. Et enfin développer une politique d'oenotourisme efficace, déjà récompensée deux fois par un Best of Wine Tourism, pour rentabiliser l'investissement au mieux. Un triple challenge réussi avec brio par Jean-Luc Zell, apte à réunir l'amateur de vins, le cadre supérieur en formation et le père de famille désireux d'occuper sa progéniture intelligemment, l'un n'empêchant pas l'autre et réciproquement.

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Ce n'est pas pour participer au jeu de pistes à la recherche de la Princesse endormie que nous nous sommes rendus au Château d'Agassac. Evidemment! Ni pour écouter parler des mille et une façon de  placer un contrat d'assurance-bateau à quelqu'un qui a le mal de mer. Que nenni! Mais plutôt pour découvrir et goûter le vin qui y est produit, pardi! Parce qu'il parait que "D'Agassac, c'est un Bordeaux agaçant". Qui refuse la standardisation ,la mode, le conformisme. Voilà un esprit qui ne peut que nous plaire. Et ça nous a plu.

Le fil conducteur de la dégustation qui va suivre, c'est la fraicheur et la buvabilité. Terme probablement galvaudé ailleurs, mais plus rarement entendu dans le Bordelais, où la course à la concentration et au boisage surchauffé fait rage. Un vin bâti sur la finesse et l'élégance (assemblage de 25% de fût neuf en moyenne, 50% de fût d'un vin et 25% de cuve), qui peut s'apprécier jeune. Nous dégusterons en tout 10 vins, de 2000 à 2007 au préalable, dans l'ordre croissant des millésimes pour mieux apprécier tout le travail accompli. On verra que 2004 constitue un véritable tournant. 1998 et 1999 seront dégustés au cours du repas. Deux millésimes à point, bien appréciés en mangeant, mais qui ne seront pas commentés plus que cela, le carnet et le stylo ayant pris également leur pause syndicale.

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- Château d'Agassac 2000: nez très fin, trame fine et fondue en bouche, belle finale juteuse. De le fraicheur et du plaisir pour un vin qui possède beaucoup d'élégance.

- Château d'Agassac 2001: nez très mûr, sur la prune, le tabac. Bouche pleine et charnue, tendue, minérale. Finale droite et à peine austère. Un beau vin en devenir, qu'il faut attendre encore un peu.

-Château d'Agassac 2002: nez très net, sur le fruit et le réglisse. Tanins souples et ronds, finale à peine courte.

- Château d'Agassac 2003: l'année de la canicule, celle où il fallait faire des choix de vinification très particuliers et un peu aléatoires. Cuvée constituée de 82% de Cabernet Sauvignon, les merlots ayant un peu grillé sous le soleil. Le nez est un peu grillé, puissant, chaleureux. La bouche est fraiche malgré la concentration. Sudiste dans l'esprit, il tire plutôt pas mal son épingle du jeu.

- Château d'Agassac 2004: contient une plus grande proportion de cabernets, ceux replantés en 1997 étant devenus suffisamment qualitatifs pour être intégrés au grand vin. Droiture et élégance, fraicheur et netteté en bouche, tanins veloutés et fins, longue finale intégrée, voilà l'archétype du vin recherché par Jean-Luc Zell. Les efforts fournis depuis la reprise en main commencent à payer et se ressentent dans le vin.

- Château d'Agassac 2005: nez intense, matière enrobée et concentrée, finale fraiche et acidulée. Un vin superlatif encore sur la réserve, qu'il faudra attendre patiemment en cave.

- Château d'Agassac 2006: joli fruit au nez, structure aboutie, à la trame fine et au soyeux incomparable. Très beau vin.

- Château d'Agassac 2007: 50% CS, 50% Merlot. Sur le fruit, tanins souples et enrobés, sans agressivité, un peu de mâche en finale, mais le fruit reste frais et revient bien.

Sans aucun doute, avec Groupama, Agassac est devenu le Haut-médoc qui assure! C'est rassurant pour l'avenir de la propriété.

Olif

11 mai 2008

François Despagne à Grand Corbin: la vigne est son jardin!

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Situé sur le plateau argilo-sableux de Saint-Emilion, limitrophe de Pomerol, Grand Corbin Despagne vient tout juste de retrouver son lustre d'antan dans le classement 2006 des vins de Saint-Emilion. La mention "Grand cru classé"  figure à nouveau sur les caisses bois du millésime 2006, tout juste mis en bouteilles et préparé pour l'expédition, le jour de notre visite. Un rétablissement de situation dont François Despagne n'est pas peu fier, cela se sent. Car son travail acharné pendant 10 années à la tête du domaine a payé. A juste titre. Amoureux de la vigne et du sol, il a tout mis en oeuvre pour que Grand Corbin redevienne un vrai vin de terroir. Un vrai boulot de jardinier! La compréhension du sol et du sous-sol, élément-clé de la compréhension du vin futur, fut l'une de ses préoccupations premières. D'abord en creusant des fosses pédologiques sur toutes les parcelles qui composent le terroir de Grand Corbin, ce qui lui a permis d'étudier la façon dont il fallait gérer la vigne: densités de plantation, enherbement ou pas, adéquation entre cépage, sol et sous-sol... Puis en concentrant ses efforts sur la production de beaux raisins, aptes à donner de beaux vins, avec un gros travail à la vigne.  "On n'est pas dans la Wine industry, ici!" Travail en lutte raisonnée certifiée, avec quelques essais en bio sur certaines parcelles. Pour comprendre et évaluer. En fonction des résultats obtenus, une conversion pourrait tout à fait être envisagée, mais cela se fera de toute façon en douceur.

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Leçon d'épamprage sous une petite pluie intermittente

Ben oui, ici, on n'est pas dans la Wine industry, comme aime à le répéter François Despagne, mais on élabore le plus "pomerolais des Saint-Emilion". Un vin tout en élégance et en raffinement, dont les progrès ne sont qu'aux balbutiements, tant le potentiel est grand, un vin fait pour être bu et qu'il fait bon boire, car élaboré dans cet esprit de fraicheur et de buvabilité, un terme à la mode que l'on ne retrouve encore que fort peu dans la bouche des oenologues ou maîtres de chais bordelais, un peu trop inféodés à un certain système de notation.

Grand Corbin Despagne 2004: fin, élégant, tanins relativement souples, équilibre frais. Très bon.

Grand Corbin Despagne 1999: nez épanoui, sur la truffe et les épices, la marque du merlot, qui représente 70% de l'assemblage, d'une manière générale. Un vin parfaitement à point.

Grand Corbin Despagne 2007: GCD verson fruitée, avec de la fraicheur, des tanins veloutés, une belle longueur, dans un style droit et élégant.

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Moment trop vite passé en compagnie de François Despagne, passionnant dans son approche de la vigne et du vin, une rencontre que tout le monde aurait souhaité pouvoir prolonger, car il est clair qu'on n'est pas dans la Wine industry, à Grand Corbin. Mais il est déjà temps d'aller entendre sonner L'Angélus...

Olif

09 mai 2008

RE-VE-VIN 2008: quart d'heure américain en Beaujolais

Deuxième dégustation matinale des Rencontres Vendéennes, celle du samedi, mais comme je suis dans un trip Bojo...

Nous y voilà enfin, dans ce quart d'heure américain en Beaujolais, estampillé RE-VE-VIN. En théorie, ce sont les femmes qui invitent. Une majorité de vigneronnes, donc, mais pas exclusivement, parce qu'il était trop tentant d'y associer quelques belles étiquettes du Beaujolais alternatif. Et puis, comme le challenge était de comparer 10 couples de vins issus des 10 crus du Beaujolais, quelques garçons se sont également glissés sur la piste de danse (plus exactement sous le patio du Chai Carlina) pour compléter la sélection. Dégustation fort instructive, homogène et plaisante. Aucun vin caricatural ou mauvais, à l'acidité exacerbée. Mort aux préjugés! Et puis, surtout, pas d'hégémonie d'un style de vin sur un autre, une seule et unique volonté de bien faire, avec la matière première à disposition. Après, ce sont les aléas de la dégustation! Mais dans toutes les bouteilles, il y avait du raisin et du vin, témoignant d'un véritable travail à la vigne. Une grande et belle découverte, car, hormis les quelques stars des vins "nature", tous les vignerons et tous les noms de domaine étaient quasiment inédits pour moi. Des noms à découvrir, donc, et puis surtout à retenir, maintenant!

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SAINT AMOUR 2006 Domaine Matray – Sandrine Matray : nez sur la cerise, bouche lisse, volume correct. Un vin frais, souple, franc, à la finale acidulée. **

SAINT AMOUR 2006 Domaine de la Cave Lamartine – Vers l’Eglise – Paul Spay : nez sur les fruits rouges, la griotte, équilibre frais en bouche, direct, croquant. **

JULIENAS 2006 Domaine Pascal Aufranc : nez plutôt droit, net, sur les fruits rouges. Bouche chaleureuse, avec un certain volume. **

JULIENAS 2006 Manoir du Carra – Jean-Frédéric Sambardier : nez frais, sur la fraise écrasée, bouche charnue, finale fraiche et croquante. ***

CHENAS 2006 Domaine des Brureaux – Cuvée Tradition – Nathalie Fauvin : au nez, le fruit est pur, racé, sur la cerise. En bouche, une belle matière, ronde, charnue, fraiche, tapisse le palais. Très beau vin. ****

CHENAS 2006 Domaine Piron-Lameloise – Quartz –Dominique Piron : nez plutôt réservé, après une petite note fugace de réduction. Bouche tonique, un peu végétale, tanins un peu secs dans une finale plutôt chaude. Du vin, mais un équilibre et une harmonie pas encore atteints.**(*)

MOULIN A VENT 2006 Martine Chermette – Les Trois Roches : nez encore fermé, bouche arrondie par l'alcool, mais une matière concentrée, épicée, avec une finale sur le fruit. Très prometteur!***(*)

MOULIN A VENT 2006 Jean-Paul Brun – Terres Dorées : nez sur les fruits rouges, avec une petite note de pomme, pour la fraicheur. En bouche, un joli fruit, frais, de la longueur et de la droiture, sur des notes épicées. Finale légèrement tannique, sans sécheresse. Un très beau vin. ****

FLEURIE 2006 Clos de Mez – La Dot – Marie-Elodie Zighera : beau nez, net et précis, bouche charnue, concentrée et bien structurée. Superbe!****

10 FLEURIE 2005 Olivier Merlin : une bouteille qui envoie du bois dès le nez. La bouche est chaleureuse, un peu déséquilibrée sur l'alcool, avec des tanins qui sèchent en finale. C'est un 2005, la concentration est là, même si l'élevage est plutôt marqué à ce stade. A attendre, forcément. **(*)

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11 CHIROUBLES 2006 Domaine du Petit Puits – Céline Méziat : nez fruité et épicé, sur la cerise. Bouche fraiche, pleine, acidulée, exprimant les fruits blancs. Rafraichissant!***

12 CHIROUBLES 2006 Georges Descombes : réduction passagère au nez, puis cerises à l'alcool, épices. Bouche concentrée, chaleureuse, digeste, avec une pointe de volatile type acétate. L'ensemble est tout à fait cohérent et se laisse boire avec grand plaisir. ****

13 MORGON 2006 Claude-Emmanuelle Desvignes – Côte du Py : fruit pur, au nez comme en bouche, dès l'attaque. Fraicheur et droiture donnent naissance à un très beau vin. ****

14 MORGON 2006 Marcel Lapierre : légère réduction, puis de la cerise à plein nez, avec un petit côté confit. Bouche charnue et fraiche, jolie finale acidulée qui sèche à peine. ***

15 REGNIE Tradition 2005 Domaine Tano Péchard – Ghislaine Péchard : nez plutôt discret, bouche fraiche, droite, acidulée, à peine courte. **

16 REGNIE  2006  Domaine de Colette – Vieilles Vignes – Jacky Gauthier : nez sur la cerise à l'alcool, bouche ronde, concentrée, fraiche, finale salivante, qui sèche à peine, un peu chaude. ***

17 COTE DE BROUILLY 2006 Domaine de la Voûte des Crozes – Nicole Chanrion : acidulé, frais, croquant, très plaisant dans son registre tout fruit. ***

18 COTE DE BROUILLY 2006 Christophe Pacalet : nez sur les fruits blancs, un peu lardé et fumé (réduction?). Concentré et charnu, croquant, il est à peine marqué par l'alcool en finale et les tanins sèchent un peu. ***

19 BROUILLY 2006 Domaine des Pierres Soleil – Alou Viornery : gentiment fruité, acidulé, frais et droit. Très plaisant. ***

20 BROUILLY 2006 Jean-Claude Lapalu – La Croix des Rameaux : très fruité, avec une pointe de sucrosité en bouche, mais de la droiture et de la fraicheur, avec sa finale acidulée. Beau vin, peut-être le plus accompli de toute la série.****

Olif

08 mai 2008

L'Envers du Décor

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Saint-Em', version bistrot. Un lieu unique, tenu par François de Lignéris (pas encore complètement remis de la vente (forcée) de son Château Soutard), où l'on peut s'offrir une parenthèse vinique extra-bordelaise. Moment de pur plaisir extatique, pas si incongru que cela. Le monde entier du vin dans une petite rue saint-émilionnaise.

Très beau Montlouis Les Choisilles 2005 de Chidaine, épatant Fleurie "Ultime" 2005 d'Yvon Métras, en magnum, fringante Mémé 2006 du Domaine Gramenon, rafraichissant Châteauneuf 2004 du domaine Charvin, consistant Jadis 2004 de Barral, l'éclectisme de la carte des vins réjouit le palais par la justesse de sa sélection. La cuisine est goûteuse, un brin canaille, malgré quelques imperfections de cuisson.

Quand on pousse la porte de cet établissement, aucun doute, on se retrouve dans l'Envers du Décor!

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L'Envers du décor
11, rue du Clocher – 33330 Saint-Emilion
Tel. 05 57 74 48 31

Olif

06 mai 2008

Beaujolais, Beaujolais...

Tandis qu'un certain Michel B. lance, dans L'Amateur (The WineLover), une alerte rouge sur la région, mettant en garde à juste titre contre la dégradation du patrimoine viticole par une culture intensive qui laisse les sols exsangues, la résistance s'organise!

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(La pelouse du Château Cambon, du côté de Saint-Jean d'Ardières. Rien à voir avec celle d'un Château de Bordeaux.)

C'est que le Beaujolais aimerait bien faire parler de lui un peu plus souvent que juste le troisième jeudi de novembre! On le comprend aisément. Arrachons les bananiers et les framboisiers, replantons de la vigne, crénom! Pour faire du vin, du vrai, avec des arômes naturels et des levures indigènes non aromatisées. Retrouvons le goût et l'odeur du Gamay, le produit de beauté des amateurs de vin franc et gouleyant, celui qui fait rougir les joues de plaisir, bien avant que les irrémédiables outrages de l'âge, associés à une surconsommation de boisson alcoolisée, ne viennent frapper du sceau de l'indélébile les pommettes boursoufflées de l'intempérant, malgré les recommandations des ayatollahs hygiénistes qui nous gouvernent, fort mal au demeurant, prônant l'épanouissement dans le travail, la rigueur et l'austérité, alors que de temps en temps, boire un bon coup, rigoler un petit peu et profiter de la vie ne peut pas nous faire de mal, non mais c'est vrai, quoi! Ne pas oublier de respirer au milieu de la phrase, ou à la rigueur siffler un verre de Beaujolais pour reprendre son souffle.

En un mois et demi, j'ai fait une telle cure de Beaujolpif que j'en suis encore tout imprégné. Je sue le Gamay par tous les pores de ma peau. Suis-je normal? J'ai trouvé ça bon! J'en ai bu en Bourgogne, ce qui n'est déjà pas rien. J'en ai bu en Beaujolais, ce qui est plus courant. J'en ai bu en Vendée, ce qui est déjà moins banal. J'en ai bu en Bordelais, ce qui est carrément hallucinant. Partout où je vais en ce moment, je déguste et/ou bois du Beaujolais. J'en rêve même la nuit et me relève pour le pisser. J'exagère à peine.Le Beaujolais, on peut en boire toute l'année, et pas que les mois en "R". Comme les huitres, en fait. Sauf que c'est plus dur de les associer les deux. Quoique...

Tout ça a commencé au Off de Ouf du Château Prieuré-Roch. Après les bulles et les blancs, le Gamay! D'abord chez Cyril Alonso, du Domaine de l'Ancestra, avec deux cuvées indécentes à en rester sur le c..: Régnié 2004 Un des Sens et le Château Gonflable 2006, Grand Q Glacé, une deuxième mise de ce désormais célèbre Beaujolais-Villages, bâti sur la fraicheur et le croquant. Le même Cyril Alonso retrouvé à la Beaujoloise, in situ, qui nous a abreuvé à La Source du Noune, une Ô gazeuse rosée, 100% naturelle, livrée en bouteille de limonade!

En parlant du Noune, plus connu à l'état-civil sous le patronyme de Georges Descombes, rencontré à Prieuré-Roch, on retiendra un Régnié 2006 concentré, épicé et charnu, ainsi qu'un beau Brouilly 2005, minéral et acidulé.

Impossible de passer sous silence les vins du Domaine Marcel Lapierre, bien connus des vrais amateurs de Beaujolais, dégustés lors des deux manifestations, et qui constituent une référence incontournable en la matière.

Petit coup de projo sur un petit nouveau qui a le vent en poupe et le vin en proue: Karim Vionnet, avec son unique cuvée de Beaujolais-Villages, qui donne envie d'en boire. Ce n'est pas le moindre des compliments!

Belle et grande rencontre que celle avec Jean-Paul Brun, du Domaine des Terres Dorées, le Beaujolais à son plus haut niveau au travers de cuvées alliant tradition et modernité.

Et puis, ultime plaisir, une dégustation des vins d'Yvon Métras, en compagnie de la pétillante Caribou. Ultime dégustation à la Beaujoloise et ultime vin, la fameuse cuvée Ultime 2005 d'Yvon, un Fleurie grandiose qui réveille les papilles et allume le regard. Pas vrai, Caribou?

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Il semblerait donc que ça bouge, en Beaujolais, et que certains ont anticipé l'état d'alerte. Pas uniquement dans le  monde du vin alternatif, d'ailleurs. Ce sera le thème du Quart d'heure américain en Beaujolais des REVEVIN 2008. Alors, on en reparle bientôt!

Beaujolais, Beaujolais...

Olif

01 mai 2008

Mareuil en Ré



Mise en condition avant la Vendée: quelques huitres, une aile de raie en ile de Ré et un fief vendéen du Château de Rosnay.
En terrasse (ventée) avec vue sur le port de Saint-Martin de Ré, ça rime mais ça limite forcément le choix des vins!

Olif

30 avril 2008

A boire et à manger...

... chez l'ami Eric, comme le nom de son blog l'indique. Une excellente adresse!

Saumon fumé par ses soins, cabillaud cuit tip top par ses soins, riz olé de coco et à la mangue safrané par ses soins.

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Et tout ça après un apéritif-dégustation au domaine du Jonc blanc en compagnie de Franck Pascal.
"Ah!, si j'avais de tels vins de Bergerac en cave, il faudrait sur le champ que je les buvasse!"
D'ailleurs, maintenant, j'en ai!

Olif

29 avril 2008

Vieux-Chateau Certan, grandeur et simplicité

 

S'il fallait ne retenir qu'un seul domaine à Pomerol, VCC s'impose de toute évidence! De 2007 à 2004, la perfection faite vin!

Merci, Mr Thienpont!

Olif

Sur la Cote Pavie, s'il n'en reste qu'un...



... Pavie-Maquin, évidemment!

Superbe 2001, mais pas possible de gouter à 2007 pour cause de soutirage en cours! Il parait qu'il est délicieux, pourtant!

Olif

L'Angélus sonnera trois fois...

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C'était sur les coups de midi! Du mo-blogging en léger différé, car j'ai un peu de mal à suivre le rythme! N'est pas Baraoumobile qui veut!

Le 2007 est d'une belle gourmandise, le 2001 est à point aujourd'hui.

Olif

Grand Corbin, un chateau en Despagne!

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Nouvellement réintégré parmi les Saint-Emilion Grand Cru classé, sous la houlette du dynamique François Despagne, un vin qui tient son nouveau rang!

Olif

28 avril 2008

Feu d'artifice de Primeurs 2007 à Léoville



Et ce n'est meme pas le bouquet final!

Olif

Sociando-Mallet 2007

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Une chair fraiche et veloutée! Mmmmm...

Olif

D'Agassac, c'est agaçant...

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...mais c'est drolement bon! Verticale sur 10 millésimes, la qualité ne fait que progresser! 2004, 2005 et 2006 exceptionnels!

Olif

Mes respects, Mr le Baron!



2005 fabuleux et accueil remarquable de Jean-René Matignon, le directeur technique!

Olif

27 avril 2008

Les Pauillacaises sont girondes!



Carte postale de l'estuaire, avant une petite cure thermale,... euh.. vinique bordelaise. Etonnant, non? Comme ponctuationnait sans rire le définitivement regretté Desproges, grand amateur de Bordeaux et de Figeac en particulier, dont on commémore dans l'allégresse, mais toujours avec une infinie tristesse, le vingtième anniversaire de la mort physique. Heureusement son esprit est toujours vivant.

Il est temps d'aller s'en jeter un petit au bout de la jetée!

Olif

25 avril 2008

Les Vendredis du Vin # 13: treize à table!

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13ème rendez-vous avec les Vendredis du vin et, cette fois, il faudra réussir à conjurer le sort. C'est la mission que nous a confié Lolo Baraou, dit Lolo 1er, car avant d'être le treizième Président des VDV, il en fut aussi le premier. "Treize à table". A première vue, on pourrait penser qu'il ne s'est pas foulé pour le thème du mois, notre Lolo, surtout lorsque l'on sait que le premier s'intitulait "Moins de douze", mais à la treizième vue, il s'avère qu'il s'agit d'un thème a tiroirs offrant plein de possibilités. 13° sur la bouteille, vin produit dans les Bouches-du-Rhône, par une coopérative de 13 vignerons de 13 ans d'âge, millésime 1913, ou plus aisé à dénicher, un vin du millésime 1995, qui n'a aucun rapport avec le chiffre 13 si ce n'est qu'il a 13 ans d'âge en 2008, raisins vendangés un vendredi 13, à l'aide d'un fer à cheval, une patte de lapin ou un trèfle à 13 feuilles..., bref, tout ce qui fait que ce vendredi-là, on aura XIII à table.

Pour ne pas décevoir Lisa, j'obtempère et ouvre grand ma bouche avant de déboucher le fleuron des Bouches-du-Rhône.

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Un vin qui aura 13 ans en 2011 et qui ne les fait pas encore. Le fruit est encore intact en bouche, parfaitement enrobé par des tanins parfaitement sphériques et amadoués. Je suis presque étonné que cela soit aussi bon et tout à fait à la hauteur de sa réputation. Sudiste de caractère, mais droit, élancé et racé, il en a encore sous la semelle. On peut l'attendre encore quelques années sans crainte. Une bouteille qui m'en a bouché un coin! Vivent les Bouches-du-Rhône!

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Avec le Domaine de Trévallon 1998, il y a du monde au balcon! Et Treize à table, évidemment!
 

Je vais d'emblée entamer ma campagne pour la Présidence des prochains VDV sur le thème suivant:

Les Vendredis du Vin # 14 : Quatourze à table!

Ma réélection ne devrait faire aucun pli!

Olif

24 avril 2008

Dancing with Mamina

C'est le printemps, les jours s'allongent au fur et à mesure que les tenues raccourcissent. Une soudaine envie de légèreté s'empare de l'âme et du corps, tous deux empâtés par un hiver à rallonge.

Et si on dansait, et si on dansait?
Et si on dansait, et si on dansait?
...

nous sussuraient désespérément les Starlight en 1982. Qui s'en souvient, qui?

Vite, mon tutu à paillettes et mes claquettes!

Encore faut-il pouvoir les enfiler! Evidemment, je parle des tenues de danse, pas des Starlight! Houlà! Je suis fébrile comme un samedi soir en compagnie d'Olivia Newton-John.

Heureusement, Mamina, la cuisinière-étoile des cantines berrichonnes, nous a concocté un 32ème menu minceur dont l'objectif sera bel et bien de soulager les parquets des dancefloors de tout l'hexagone cet été.

En entrée, une CRÈME DE PETITS POIS ET SA GLACE A L'OIGNON, suivie de FILETS DE ROUGETS EN ECUME DE CITRON, et, pour terminer, le GÂTEAU DE LA DANSEUSE AU CHOCOLAT ET AUX NOISETTES, tellement léger que quand tu en manges, tu maigris un petit peu. Alors faut pas se gêner pour en reprendre deux fois!

Pour rester dans le ton, avec tout ça, il nous faut un vin aérien, mais un vin qui ait du Kharaktêr!

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Kharaktêr,  Appellation Jasnières, millésime 2005, de Nathalie et Christian Chaussard, vignerons aux Nérons, du Domaine Le Briseau. Un vin de chenin riche, mais droit et gracile, tendu et aérien, avec un chouïa de sucre résiduel. Léger, pas trop marqué, l'équilibre restant dans un registre plutôt sec, juste ce qu'il faut pour s'allier à merveille à la glace à l'oignon puis à l'écume de citron. Et puis s'il en reste pour la danseuse...

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Olif

20 avril 2008

L'histoire du Loup dans la Bergerie

Ce n'est pas l'histoire du missionnaire ébloui, mais celle du Loup dans la Bergerie. Le Loup, c'est le bestiau sacré du Pic, la Bergerie, c'est celle de l'Hortus. Une production des Vignobles Orliac, un vin un brin canaille, plus canin qu'ovin, et qui croque sous la dent. Le canon idéal avant d'aller se coucher.

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Et pour se raconter des histoires...!


CharlElie COUTURE : Le loup dans la  bergerie - Taratata
CharlElie COUTURE : Le loup dans la  bergerie - Taratata

Salut la compagnie, salut la compagnie,

Olif

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14 avril 2008

Rasteau 2006 d'Elodie: Balme d'or!

Désolé si j'ai l'air un un peu enrhubé! Cela ne m'a pas embêché de brendre le demps de savourer ce délicieux Rasteau 2006 d'Elodie Balme, rencontrée à la Mise Arlésienne. Et du coup, je suis guéri! Un vin rond, plein, fruité, charnu, savoureux pour tout dire, dans la droite lignée des Cairanne de Marcel Richaud, chez qui Elodie a fait ses premières armes.

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Sans nul doute possible, un vin qui mérite la Balme. D'or.

On en trouve à Mi-fugue, mi-raisin, les Caves Delambre, rue Delambre, Paris XIVème. Pourvu qu'il en reste encore un peu!

Olif

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